| La presente etude s'insere dans le cadre d'un projet multidisciplinaire dont le but visait a mieux comprendre l'interaction entre la production intensive de pommes de terre, l'environnement et la sante des producteurs agricoles ainsi que celle des autres citoyens. Basee sur des donnees recueillies en 1995 aupres de 105 producteurs de pommes de terre du Quebec et du Nouveau-Brunswick, cette etude a plus particulierement permis de verifier l'effet positif, mais pas toujours significatif, de l'ASRA (l'Assurance-Stabilisation du Revenu Agricole) sur l'intensite d'utilisation des intrants agrochimiques, potentiellement nefastes pour l'environnement et la sante. Mais plus encore, c'est la regie culturale dans son ensemble qui est apparue exercer un effet a la hausse sur l'utilisation des fertilisants. Les effets de l'importance de la part du revenu attribuable a la production de pommes de terre et l'equipement sont, quant a eux, ressortis positifs sur les depenses en pesticides, contrairement a l'implication au niveau des associations de producteurs, la pratique de l'autodepistage et d'autres mesures favorables a l'environnement. L'effet tantot positif, tantot negatif de l'adhesion a des clubs d'encadrement traduit par ailleurs leur prise en compte des conditions du milieu. Enfin, les conditions climatiques particulieres de 1994 ont influence a la hausse l'intensite d'utilisation de ces intrants et, certainement, perturbe dans une certaine mesure les autres resultats de l'etude.;Il est egalement ressorti des donnees de l'enquete que le producteur est celui qui, en premier lieu, decide de ses pratiques culturales et, entre autres, des produits qu'il utilisera, des quantites et des moments auxquels il les epandra. Leur sensibilisation semble donc etre essentielle pour que des pratiques plus soucieuses de l'environnement soient adoptees. |